24 heures de nav. en mer ionienne, et Galaxidhi pour étape.

Qu'Ulysse nous pardonne,...

     ...nous ne nous arrêterons pas à Ithaque pourtant si proche... Ayant pris parti pour une route la plus directe possible sur la Turquie, nous ne te saluerons pas, ô valeureux chef grec !

  Mais nous reviendrons !... Nous reviendrons et laisserons sans retenue s'échapper de "l'enclos de nos dents" les mots justes à ton égard...

Oui Ulysse, nous retournerons et nous louerons ta force, ta ténacité, ta ruse et ton courage...

     Ithaque sur notre tribord, la petite île Oxia sur notre babord, nous filons tranquillement vers l'embouchure du golfe de Patras.

Nous envisagions de gagner le port de Missolonghi pour y passer la nuit... Mais nous sommes partis un peu tard, et le soleil disparait rapidement derrière les îles ioniennes.

  L'approche de Missolonghi se faisant en empruntant un chenal étroit, nous optons finalement pour continuer notre navigation durant la nuit, et aller un peu plus loin...

Coucher de soleil sur Ithaque... Cadeau !
Coucher de soleil sur Ithaque... Cadeau !

     Cette navigation nocturne se passe tranquillement ; nous traversons donc le golfe de Patras et  passons à minuit sous l'immense viaduc qui nous ouvre la porte du golfe de  Corinthe.

 

 

 

Un autre cadeau...

    ...notre arrivée à Galaxidhi, un gros village juché sur un petit promontoire et organisé autour d'un modeste et charmant port que l'on découvre niché dans une baie étroite.

Selon le guide nautique, nous devions y trouver un abri sûr ; nous découvrons finalement bien plus que cela : un  hâvre de paix.

 

 

   Les maisons, belles de simplicité, badigeonnées de blanc ou de pastels, nous ravissent...

Nous nous amarrons "cul à quai" dans un calme absolu... Nous n'avons qu'une petite dizaine de mètres à parcourir pour profiter de l'ombre bienfaitrice des terrasses des tavernas. Pas de musique tonitruante, peu de monde,... un régal ! 

 

 

 

     Tranquillement installé à la terrasse d'une "taverna", un homme repère notre arrivée et nous fait signe... Très gentiment, il nous invite à sa table,... et nous offre le café !

 

 

 

 

 Anastasis, ancien capitaine de cargo, réside avec son épouse à Athènes. Il dit apprécier de s'extraire de la mégapole pour se retrouver ici, dans une ancienne maison familiale, en compagnie de leurs dix-sept chats !

C'est également l'occasion d'échanger, avec intelligence et sans a priori, sur l'histoire grecque et les relations greco-turques.

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Commentaires: 3
  • #1

    Pascal R. (samedi, 10 septembre 2011 09:42)

    Je n'aurai qu'un seul mot : Wouaaahhh !!!
    Les mots ! Les photos !

    Bisous

  • #2

    Martine (samedi, 10 septembre 2011 11:22)

    Je crois que le Wouaaahhh de Pascal était destiné au 17 chats du capitaine !!!
    Oui les photos sont magnifiques et tes mots Bruno toujours aussi beaux...
    Biz

  • #3

    Sylvain (samedi, 10 septembre 2011 15:30)

    "cul à quai" "chenal étroit"......Bruno, la Grèce en tique et toque semble te bouleverser, et je ne parle pas des relations greco-turques.... à bientot...en Turquie !!!!