Turkçe

Des infos et des photos

mar.

10

mars

2015

Aegine...

C'est l'île la plus proche d'Athènes et donc la plus fréquentée des athéniens mais également par les nombreux touristes de passage à la capitale !

 

Aegine est réputée pour sa production de pistaches, qui constituerait la deuxième source de revenu, après le tourisme; nous en profiterons pour acheter quelques échantillons... 

 

Nous ne prendrons malheureusement pas, le temps de visiter l'île...car devons accélérer notre cadence d'escargot !

 

Bateau de légumes et fruits de mer...
Bateau de légumes et fruits de mer...


 Nous profiterons de cette escale pour aller au Pirée ( Athénes) à la recherche d'une veste de quart, que nous ne trouverons pas !


 

 Puis, nous nous régalerons de ces petits cafés turcs...oups, grecs je voulais dire !

servi avec le "cezve" et les p'tits gâteaux...

 

 Pendant notre séjour, nous  croiserons la route de "Heureux qui comme..", joli bateau en acier avec à son bord la petite famille de Laura et Morgan et leurs trois enfants....Louna, Zoélie et Ioanés ( 4ans, 2 ans et 6 mois...). 

Ismaël et Selim sont heureux de  passer de bons moments  en leur compagnie,  ce qui est partagé  semble-t-il, puisque Louna aurait bien aimé attacher les deux bateaux afin  que nous puissions continuer à naviguer ensemble...  

Nous quittons Aegine le 14 Mars, sous les "bye bye" de l'équipage de " Heureux qui comme..."

...Heureux d'avoir passé de si bons moments, plein de fraicheur et de spontanéité.


1 commentaires

sam.

07

mars

2015

Methana...  

Nous avions envisagé initialement, faire une escale à Poros, situé à l'Est du Péloponése. Après quelques lectures , Methana semblait sympathique et constituait une suite logique à nos visites des iles volcaniques; nous décidons  donc de troquer Poros avec Methana. Or, avec du recul, je ne suis pas sûre que le choix était très judicieux... 

Le port est très bien abrité et doté de pendilles; bon nombre de bateaux hivernent à flot. Le souffre, présent dans l'eau du port,  empêcherait les petits organismes vivants, de venir se fixer sur la coque....Donc, pas besoin d'antifouling !  

  


Au sud du port, se trouve une source d'eau chaude sulfureuse ; nous sentons bien cette odeur caractéristique d"œuf pourri" !  L'eau est clair mais ne nous donne pas pour autant  envie d'y tremper notre "carcasse" malgré ses vertus bénéfiques semble-t-il...    

 Juste à côté du port, ce centre thermal, fermé actuellement, offre  des bains sulfureux très  bénéfiques, semble-t-il, contre les affections rhumatismales...
Juste à côté du port, ce centre thermal, fermé actuellement, offre des bains sulfureux très bénéfiques, semble-t-il, contre les affections rhumatismales...

La ville de Methana n'est pas très attrayante, elle semble endormie... Nous n'avons pas très envie de séjourner plus longtemps , d'autant plus que  lors des navigations précédentes,  nous constatons que notre équipement vestimentaire vieillissant aurait besoin d'être changé; nous espérons trouver  ce dont nous pourrions avoir besoin à Athénes ! 

 

Nous quittons donc Methana pour Aegine, situé à une vingtaine de milles. De là, nous atteindrons aisément, par ferry, la capitale toute proche pour y  faire nos emplettes... 

0 commentaires

ven.

06

mars

2015

 Kythnos...Le dernier "os" avant de quitter les Cyclades...

Nous arrivons le 4 Mars, quelque peu malmenés par une houle persistante. Nous nous amarrons au port de Loutra, situé au NE de Kythnos.

 

Cette île des Cyclades d'une superficie de 99 km2, plutôt préservée du tourisme de masse, est connue pour ses sources thermales dont les eaux chaudes et sulfureuses proviennent d'un ancien volcan éteint.

 

Quelques personnes rencontrées auparavant nous ont parlé de ces fameuses sources qui se trouvent à quelques pas du port... Ismaël et surtout Selim se font une joie à l'idée de goûter, enfin, à un bain chaud hivernal, en plein air !

Lorsque nous nous rendons sur place, le lendemain, nous découvrons la présence d'une eau plus ou moins stagnante, certes très chaude mais dans un lieu hélas jonché de nombreux détritus, ce qui nous dissuadera du moindre trempage !

 

Prés de la source, un grand bâtiment aux façades défraichies s'impose dans un paysage un peu morne. Il est le témoin d'une activité de soins thermaux aujourd'hui révolue, semble-t-il.

 

Au port, deux Tavernas  sont ouvertes, mais peu de personnes circulent aux alentours ; le lieu parait livré à lui même, désolé...

Sans doute arrivons-nous trop tôt dans la saison, toujours est-il que ce court  passage à Kythnos, ne nous donnera pas envie d'y séjourner plus longtemps ! Et puis de toute façon, Rochefort est encore loin,... faut qu'on avance !...

 

La Chora est située à 5km ; Bruno en profitera pour faire une jolie promenade printanière et achètera les provisions pour notre départ  prévu le lendemain !

 

Cet homme, à dos d'âne, se rend sûrement au village ;  il y arrivera bien avant moi... Faut dire que je n'y suis pas allé en courant ; la nature avait tant à dire et tant à montrer...

 

La preuve en images...

1 commentaires

mer.

04

mars

2015

Naxos, une courte escale...qui s'avérera un peu plus longue que prévu !...

Nous arrivons le 11 décembre à Naxos. Nous envisagions de n'y rester qu'une poignée de jours, le temps de récupérer les colis commandés en France, puis de continuer notre route...Et ?

Et finalement, les choses prendront une autre tournure....Les paquets "par milliers", tant attendus, n'arriveront  qu'un mois plus tard (et après Noël, bien évidemment) !

Puis l'hiver, avec son froid et ses  vents souvent tempétueux, nous auront quelque peu dissuadés...  

Naxos et son port, et en arrière plan la Chora et la vieille ville...
Naxos et son port, et en arrière plan la Chora et la vieille ville...

Nous resterons donc à Naxos un peu moins de trois mois ; ce sera pour nous l'occasion de vivre de plus prés, la vie quotidienne  de cette grande île des Cyclades, et de ses habitants.


On peut souvent observer les poulpes suspendus ainsi, sous la lumière du soleil, pour ensuite être servis grillés ; ils seront délicieusement accompagnés d'un petit verre d'Ouzo... Mmmm !!!...
On peut souvent observer les poulpes suspendus ainsi, sous la lumière du soleil, pour ensuite être servis grillés ; ils seront délicieusement accompagnés d'un petit verre d'Ouzo... Mmmm !!!...

Au port se crée une "mini" communauté française ! Dés notre arrivée,  Frédérique, Jean Paul, ainsi que leur chien Do'deau, vivant à bord d'Océane,  nous accueillent en prenant nos amarres ; ils seront plein de bienveillance  à notre égard par la suite.

A peine arrivés, nous avons la visite d'une jeune demoiselle d'une dizaine d'année, tout sourire ; elle se prénomme Eve. Elle vit également à bord d'un voilier avec ses parents, Nathalie et Christophe depuis maintenant 4 ans... Elle viendra régulièrement retrouver les garçons, après l'école. Ses parents gèrent, avec Assimakis, un naxiote, une laverie. Ils proposent par ailleurs divers services techniques liés au nautisme, à quelques pas du port.

 


Selim, en plein combat de sorcier, mode égyptien, avec Eve...

 

 

Christophe, " Le Roi des épices", est passionné par la cuisine ; grâce à lui, nous apprendrons à cuisiner des "nems". Quant à moi,  je lui montrerai comment faire des "manti"...



Nous irons réguliérement manger chez "Boulamatsis", des Moussakka et autres mets traditionnels...

 Nous partagerons aussi un moment important de  la vie des insulaires : le carnaval.

Cette manifestation est très attendue à Naxos , et se déroule sur trois jours ... 

 

Le premier soir, après le défilé, a  lieu un spectacle mettant en scène l'histoire d'Ariane et de Dyonisos... Il s'agit bien de la même Ariane qui était alors amoureuse de Thésée ! On raconte que ce dernier  l' aurait abandonnée sur Naxos, avant de continuer sa route, seul... Hou le vilain pas gentil ! 

  

Le deuxième soir, tout le monde descend dans la rue, grimé et vêtu de noir et blanc, gesticulant sous  les lueurs que jettent les flammes de milliers de torches au son  d'une musique rythmée et lancinante, arborant sous leur maquillage le masque de la mort...

..."Vois, regarde-nous si tu l'oses !... Nous sommes tous là, pour te dire que tu ne nous fais pas peur !..." 

Le troisième jour, c'est la parade sur l'île... 



Lendemain de fête...

 

 

 

 

 

Traditionnel "Lagana", pain plat sans levain, qui ressemble à notre fougasse, il  est cuit uniquement le jour du Lundi "pur"....Le lundi qui suit le carnaval ! 

 

Pendant notre séjour, nous aurons l'occasion de louer  une voiture et  visiter les anciennes mines d'Émeri, qui ne sont plus exploitées depuis bien longtemps... Ces dernières ainsi que les carrières de marbre ont constitués jadis, une source de revenu importante à l'île . 


Quelques sauts de cabris , dans l'encadrement de la Portara de Naxos...

 La veille de notre départ, nous rencontrons une famille française, partis depuis La Bretagne l'été dernier, avec leurs deux enfants, Rose et Marceau, de l'âge des nôtres. 

C'est bien la première fois, depuis notre voyage que nous croisons la route d'une  telle famille  !  Les enfants sont heureux de partager un moment avec leur pair  , pendant que les parents prennent l'apéritif dehors, sur le ponton...

 

 

 

 

Nous quittons donc Naxos le 4 Mars, sous les au revoir  de la famille Noury d'Attica , que nous retrouverons, peut-être en Sicile ! 

1 commentaires

mer.

24

déc.

2014

Point culminant de Naxos, le Mont Zas...

Le 24 décembre 2014, nous avons décidé de relever le défi de la montagne Zas ( Zaç, en Grec )

Nous étions motivés à voir des paysages à en couper le souffle...   


Ah oui ! Mais je ne vous ai sans doute pas parlé de l'histoire de cette montagne.


Zas, une montagne peu commune

 

Selon la mythologie grecque, Zas fût le lieu de naissance du dieu Zeus. Il naquit sur le flanc ouest de la montagne, dans une petite grotte ( ce n'est sans doute pas grand chose, mais il me semblait important de le dire. ) 




C'est ici que Zeus aurait vu le jour... 

Mais revenons à nos moutons...

En ayant gravi la plus haute montagne des Cyclades et de Naxos  (Eh oui, rien que ça ! car c'est quand même 1004 m !).

Nous avons  vu de beaux paysages que j'aimerais vous faire partager... 

Naxos et son chef lieu Chora, avec la vieille ville  et La Portara....Au loin, le bout de la presqu'île  qui dépend de Naxos...
Naxos et son chef lieu Chora, avec la vieille ville et La Portara....Au loin, le bout de la presqu'île qui dépend de Naxos...


Vue de la côte NE, depuis le Mont zas...



Une petite pause bien méritée ! 


 

là, c'est la vue que l'on peut avoir, depuis 1004 m d'altitude...  

 

Là, c'est moi fier de mon défi relevé...

 Eve, notre copine d'escale de Naxos...
Eve, notre copine d'escale de Naxos...

 



Et bien sûr, une petite sieste est autorisée... n'est-ce pas Eve ?!...

2 commentaires

sam.

06

déc.

2014

Amorgos et son joyau : Le monastère de Khozoviotissa 

 Nous prenons la route du monastère situé à une poignée de kilomètres de la Chora.

Arrivés  au pied de cet incroyable et spectaculaire édifice rupestre, d'une blancheur immaculée, le portail grand ouvert est une véritable invitation,...nous entrons alors... 

 

 L'accès au monastère se fait par un chemin de pierre, taillé à même le roc, serpentant le flanc de la falaise... 

 

 

 

...Et qui nous offre de magnifiques points de vue sur le "Grand Bleu"..., en passant par le potager du monastère.




A peine la petite porte d'entrée franchie, nous sommes rapidement accueillis par un homme qui nous guidera dans cet étrange édifice et nous expliquera, avec délectation, la provenance des différentes icônes, souvent d'une valeur inestimable...



 

 

Il nous invite ensuite à monter à  l'étage et me demande, gentiment, de retirer le foulard que je portais autour de  mon cou pour le mettre sur mes hanches...

Nous sommes accueillis, cette fois, par un moine qui nous  installe dans une pièce, en compagnie d'autres visiteurs. Nous avons beaucoup apprécié ce petit moment de partage, qui nous permettra de goûter à de délicieuses  petites friandises faites à base de graines de sésame, ainsi qu'au Rakomelo...mais également d'échanger avec une jeune femme grecque parlant français, sur les difficultés économiques et sociales que vivent les habitants de ce joli pays. 

Boisson peu alcoolisée, se dégustant chaude ou tiède, à base de Raki (eau de vie), de miel et de canelle...
Boisson peu alcoolisée, se dégustant chaude ou tiède, à base de Raki (eau de vie), de miel et de canelle...

On a peine à croire qu'au début du siècle , vivait encore, en complète autarcie, tout un ensemble monastique composé d'au moins une centaine de moines.... Actuellement , ils ne sont que trois ! 

 


Un dernier moment de grâce, en compagnies de chats..." noines", avant de redescendre sur terre... 

1 commentaires

jeu.

04

déc.

2014

Amorgos, petite visite au cœur de sa Chora... 

En préambule

Chaque île grecque possède une "χώορα" (Chora), terme utilisé pour désigner (et nommer) son Chef-lieu.


Nous vous proposons donc, en images, une petite ballade dans les ruelles de la Chora  d'Amorgos...   

 

 

 

 

Mais auparavant, une pause s'impose... histoire de récupérer de la marche matinale ;-)

 

 

 

Partout où vous irez en Grèce, vous aurez l'occasion de goûter aux traditionnelles "πιτα" (Pytas), espèce de galette huilée, chauffée et roulée sur une garniture composée le plus souvent de viande de poulet grillé (ou de porc), tomate, oignons et pommes de terre frites, le tout arrosé de "Tzatziki" : petite sauce froide à base de yaourt, concombre...C'est simple, c'est économique,...et qu'est-ce que c'est bon ! 

Bon. On y va ?

La très vieille église "Aghii Pandès" (Toussaint) vient nous accueillir, rapidement après avoir quitté laTaverna.
La très vieille église "Aghii Pandès" (Toussaint) vient nous accueillir, rapidement après avoir quitté laTaverna.
...et découvrir des petits endroits simples et raffinés.
"Dis l'Âne,... nous aurions deux pôtes à te présenter,... Cadichon et Havane. Ils Vivent dans un autre p'tit paradis, à Jarnac-Champagne... Ça te dirait de nous suivre ?

Cette boutique d'objets artisanaux, comme celles de la plupart de  la Chora, est fermée durant la morte saison... Les statuettes, inspirées de celles qui ont été découvertes sur l'île lors de fouilles et qui dateraient de 2800 à 2300 ans avant JC (civilisation minoenne), font grise mine derrière leur vitrine ; elles semblent vraiment s'ennuyer ; trop peu de passants à observer,... et puis cette satanée porte, désespérément silencieuse... 

Tiens tiens... On se retrouve...

Mais si !!... La"Grand-messe", de Luc Besson de 88, bluette cinématographique sur fond de plongées abyssales dans laquelle on vient malgré tout plaisamment s'immerger... 


 

 

 

... Les premières scènes du film, en noir et blanc,... des enfants dégringolant des venelles de la Chora pour finir leur course, dans le synopsis, sur le bout de quai d'un petit port de pêche...

À cette saison, le soleil se couche vite... Il est temps pour nous de rentrer, d'autant plus que...

Amorgos. Jolie baie profonde de Katapola, plutôt bien abritée bien qu'ouverte aux vents d' Ouest, Nord-Ouest.
Amorgos. Jolie baie profonde de Katapola, plutôt bien abritée bien qu'ouverte aux vents d' Ouest, Nord-Ouest.

...Incroyable ! Les enfants ont accepté de faire la route du retour... à pied !... Au crépuscule, nous préférons emprunter la route principale (goudronnée), peut-être un peu plus longue, mais plus sûre au déclin du jour... Elle a l'avantage également de nous offrir de jolis points de vue sur Katapola, où nous attend sagement "Yol".

0 commentaires

lun.

01

déc.

2014

Nisos Amorgos...

..."Je voudrais être un oiseau, avoir des ailes en or et m'envoler vers Amorgos...rien que pour un instant de bonheur..."

  

Tombants rocheux surplombant la petite baie Aghia Anna...
Tombants rocheux surplombant la petite baie Aghia Anna...

 

 

 

 


 

Ces quelques paroles issues d'un air populaire grec résume plutôt bien ce que nous ressentirons lors de cette escale amorgienne... 

 

 

 

Au départ, nous envisagions de nous poser quelques jours sur les ailes de l'île "papillon" Astipalai puis Ios (65 milles à l'ouest).

Finalement, nous pointerons bien l'étrave de Yol sur Maltezana (Astipalai), le temps d'une très courte escale...

 

Et ensuite...pourquoi pas Amorgos ?

 

 Ah mais oui !... Pourquoi pas Amorgos ?...

L'île est un peu plus proche... Et puis l'idée de découvrir certains lieux qui ont servi de décors pour le film "Le Grand Bleu"... nous séduisait aussi un peu !...


...Alors... ça vous dit quequ'chose ??...

 

Arrivé sur place, nous trouvons une île tranquille, sauvage... une invitation à la contemplation.

Oublié, le film de Luc Besson ! Notre intérêt va davantage s'orienter sur la découverte de ses paysages, et décidons de troquer nos chaussures de pont pour celles plus adaptées à la marche... 


En route pour l'exploration

"La Chora, le monastère de Kozoviotissa, c'est par là !..."

Nous sommes en décembre ; nous avons la surprise de rencontrer, sur notre chemin, une flore que nous n'imaginions pas trouver...

Par contre, nous ne verrons pas l'Helichrysum amorginum, espèce endémique éponyme, encore présente sur l'île mais semble-t-il en voie de disparition...

Une végétation plutôt riche, et pourtant une faible pluviométrie...

 

 Nous trouverons bien, sur notre parcours, quelques installations destinées à recueillir les eaux pluviales ; malgré cela,  Amorgos n'est pas auto-suffisante en eau douce...


 

 

Elle doit s'en faire livrer de temps à autre ; le précieux liquide est alors acheminé par bateau citerne pour être stocké dans de grandes cuves.

 

...D'autres rencontres vont susciter l'intérêt des enfants !...  

... notamment ce chevreau qui délaissera sa maman, le temps de quelques caresses.

La Chora enfin...

Après une heure et demie de marche, au détour d'un chemin de pierres, nous finissons par découvrir  les premières maisons du village... 

Allez... Suivez-nous si cela vous dit !... Et venez vous perdre avec nous dans les venelles de la"χώορα"...

3 commentaires

sam.

29

nov.

2014

Nysiros, rien d'autre qu'un gros bout de Kos

Ah bon ??...

Absolument ! Nous vous expliquons...

Cela se serait passé il y a... fort fort longtemps. un temps où les hommes d'alors devaient se montrer respectueux et valeureux envers toute une ribambelle de Dieux,... au risque de subir de belles corrections...

Un temps où l'on disposait, à travers les récits fabuleux issus de la mythologie, des réponses que chaque être humain pouvait se poser ; en quelque sorte, une sacrée boite à outils utile pour aider à se construire...


Et... Si on en venait au fait ?!...

"La chute des Titans", selon Rubens
"La chute des Titans", selon Rubens

Nous sommes à Kos, une des plus grandes îles du Dodécanèse.

Les Dieux se livrent alors, contre les Titans, à un combat sans merci qui durera 10 ans : la Titanomachie


... C'est qu'il a certainement dû se passer quelque chose de grave !...


Oui...En effet...

Figurez-vous que Cronos, le papa de Zeus et de Poséidon entre autre, apprenant qu'un jour, lui-même serait détrôné par l'un de ses enfants, a l'intelligente idée de boulotter chacun d'eux, et ce dès leur naissance (C'est meilleur... c'est plus tendre...).

Mais ça, ça ne va pas plaire à tout le monde !

À commencer par Rhéa, son épouse, qui va trouver ce p'tit manège pas drôle du tout, et qui décide de protéger de la cavité stomacale de son goulu mari, le sixième et dernier de leur enfant, à savoir Zeus. 

 


Whouaaa... Quelle femme !

N'est-ce pas ?!...

Et pour parvenir à ses fins, Rhéa va avoir la lumineuse idée de dissimuler une pierre dans un lange qui finira... hé.. hé.. au fond du gosier de l'ignoble et stupide Cronos, pensant dévorer le dernier de ses chérubins.


Et le p'tit Zeus alors, que devient-il ?

Caché et élevé en Crète, une fois adulte, Zeus parviendra à libérer ses frères et sœurs des entrailles de leur père.

Il se livrera ensuite à une lutte terrible, aidé de certains Titans qui se sont alliés à sa cause ainsi que son jeune frère Poséidon qui va notamment s'illustrer dans un combat terrible avec le Géant Polybès.


Nous y voilà donc...

Tiens ! Prends ça !... Et ça !... Et ça !
"Poséidon, s'occupant du cas de Polybès", collectif Yol, sur une idée originale du moussaillon Selim.

Et oui.

Kos va donc être le théâtre d'un évènement incroyable. Poséidon, armé de son trident et à la poursuite du Géant ennemi Polybès, se met à asséner de coups rageurs le sol rocailleux de l'île qui finit par se fendre.

Poséidon s'empare alors de la partie qui se détache et la jette puissamment sur le "pauvre" Géant.  

Et voilà notre malheureux à jamais englouti sous les flots, prisonnier du bloc rocheux... L'île de Nysiros est née...


Nous vous sentons sceptiques...

Comment !... Vous ne nous croyez pas ?

Alors nous vous invitons à vous y rendre, comme nous avons eu la chance de le faire... Et, comme nous, vous découvrirez les fumerolles de son volcan qui, véridique,  ne sont pas autre chose que la "respiration irritée" du Géant vaincu. Et toc !

1 commentaires

jeu.

27

nov.

2014

Direction : Nisyros, la volcanique.

Cette fois-ci, c'est pour de bon ; nous allons amorcer notre retour à la maison en prenant un cap plus à l'ouest...

Nous allons également enfin quitter le territoire turc occupé de façon illégale depuis le 1er novembre...

Oui, mais pas trop vite !

La distance qui nous sépare de nisos Nisyros est plutôt courte : moins de 15 miles nautiques.

Il fait bon dehors, même assez chaud sous le soleil... Aussi ne voyons-nous pas vraiment d'urgence pour appareiller et nous offrons tout le temps nécessaire pour saluer les personnes croisées à Palamut, et avec qui nous avons pu échanger durant cette dernière escale anatolienne.   

Il y a Ahmet, le grand amateur de pêche à la ligne que l'on peut voir dès la tombée de la nuit, assis au bord du quai, silencieux, immobile, le regard posé sur la surface de l'eau...donnant l'impression de méditer,...

...mais également "Mösyö", un homme plutôt déconcertant, à la fois jovial et un brin mystérieux, déambulant avec son vélo musical,... et pas mal bavard aussi !

Davantage dans le centre du bourg il y a l'épicier, et puis le patron du bar/restaurant, qui aura mis à notre disposition une de ses douches et permis à Selim de voir un match de foot mettant en scène son équipe favorite : Galatasaray...

 

Tout ce petit monde va se montrer généreux en mots d'encouragements, voire en petits cadeaux... 

La coupe à fruits-filet du carré de Yol ne suffira pas pour contenir les nombreuses oranges, mandarines et autres grenades offertes avec tant de gentillesse !...

Aller, il nous faut partir !

Eh oui parce que, mine de rien, le temps passe vite !...

Certes, les vents d'une petite dizaine de nœuds, idéalement orientés Nord-Est pour un cap Ouest Sud-ouest, nous permettront d'atteindre confortablement, quasiment en un seul bord, l'île de Nisyros...

Mais encore une fois, c'est à la nuit tombante que nous nous apponterons le long du quai du sympathique port de la petite bourgade de Pali, et ainsi rejoindre deux autres voiliers, également en transit sur Nisyros.


"Fous ta cagoule hey !... Fous ta cagoule ! Fous ta cagoule ! Ou t'auras froid, t'auras les glandes t'auras les boules ! Fous ta cagoule, ouais !"
En route pour Nisyros. Fin novembre, lorsque le soleil décline et, qui plus est, lorsqu'on est à l'ombre de la grand voile, on apprécie de resortir les vêtements d'hiver... N'est-ce pas les enfants ?...
1 commentaires

lun.

27

oct.

2014

Fethiye ou l'ancienne Telmessos 

Pour commencer, Telmessos était une cité antique située à l'Est de la Lycie, (La Lycie est une région historique située au sud de la Turquie, en Asie mineure), proche de la Carie, son nom est celui d'un fils d'Apollon.

Les Perses conquirent La Lycie au VIe siècle av.J-C, puis la ville passa sous le contrôle d'Athénes au Ve siècle av. J-C.

 

Elle acquit ensuite son indépendance, et au IVe siècle av. J-C. elle est dirigée par Périclés. En -334, elle se soumet à Alexandre Le Grand.

 

Sa succession se complique à partir de -301, jusqu'à ce qu'elle passe en 1924, sous domination turque avec l'échange de population*, dont le village antique de Kayaköy, fut un bel exemple; nous vous en parlerons plus tard...


Fethiye a subi de nombreux tremblements de terre au cours de son histoire. Il reste peu de vestiges des monuments qui étaient encore bien visible au XIX siècle.

 

Parmi ces monuments, figurent les tombeaux lyciens, encore présents aujourd'hui.

Le nom de la ville est un hommage à l'aviateur Fethi Bey ( Fethiye), mort pendant la 1ére guerre mondiale. 



 

En route pour Kayaköy...



Je vais vous parler de Kayaköy, le "village fantôme", où Anne et Papa se sont mariés...

Nous avons décidé d'y aller en marchant, en empruntant une ancienne voie romaine.



Ce fût  une marche assez éprouvante car il faisait chaud ! 

Mais au final, nos efforts furent récompensés par la découverte de beaux paysages et quelques animaux mignons tout plein...


Kayaköy...



Au début, au temps des Grecs, Kayaköy s'appelait Karmylassos ou aussi connu sous le nom de Levissi.


Car avant, c'était Grec. Avant qu'Atatürk vienne au pouvoir, de nombreux turcs habitaient en Grèce et également, un grand nombre de Grecs habitait en Turquie.

Quand Atatürk arriva au pouvoir, il voulu "cadrer" La Turquie ( Quand je dis "cadrer", c'est instaurer les frontières actuelles). Il a voulu rassembler tous les turcs et signa en 1923, un traité d'échange de population.


Bien sûr, les gens qui  ont quitté le village, ont tout laissé derrière eux (les meubles, les animaux...)

Les turcs qui sont arrivés à Karmylassos lui donnèrent un nouveau nom: Kayaköy, ce qui veut dire "village de pierres".

Ils n'ont pas voulu habiter les maisons qui ne leur appartenaient pas et construisirent de nouvelles maisons en bas, dans la vallée.


Les maisons grecques restèrent comme ça, inhabitées; c'est pour cela que Kayaköy s'appelle aussi "la ville fantôme". 

Et bien sûr, on peut visiter l'ancien village, c'est justement ce que nous avons fait !


Pour vous faire une idée, je vous propose quelques photos...




Les interviews de l'équipage à propos des tombeaux Lyciens


« C'est très impressionnant de voir ces édifices creusés dans la roche » Dixit Nazmiye : source Journal de Yol.


« Il est impressionnant de constater que de tels édifices sont aussi biens conservés » Dixit Ismaël : source le journal de Yol.


« C'est incroyable de s'imaginer que ces monuments datent de très longtemps. Il faut savoir aussi qu'en plein coucher de soleil il y a de magnifiques photos à prendre. Et bien sûr il reste une dernière chose, sachez, pour tous les fouteux que les tombeaux donnent une magnifique vu sur le stade de foot :-) » Dixit Moi : source le journal de Yol.


« Ce qui m'étonne le plus, c'est de voir des époques aussi lointaines ( -400 avant J.C-2014 ) se côtoyer ainsi. Et ce qui m'amuse aussi, c'est de rencontrer ces monuments funéraires comme ça, n'importe où dans les villes par exemple si vous allez à la poste de Fethiye vous tomberez sur un tombeau Lycien ; il fait étrangement parti du décor ;il s'insère dans le quotidien des habitants. Et ça , ça me trouble. » Dixit Bruno : source le journal de Yol


                                                                                                            Selim



2 commentaires

jeu.

11

sept.

2014

"Yol 2010", saison 2

Assidus, les "Citrons" !

C'est vrai quoi !... C'est qu'ils sont tout de même déterminés les "Citrons Voyageurs", dans le gambadage sur les flots, à bord de leur "Yol"... malgré l'amertume des pépins  ainsi que les profondes meurtrissures qui les ont pas mal esquintés...

 

Parti un 11 décembre de l'année 2010, salement drossé  en 2012 sur les côtes turques du côté de l'ancienne Lycie, l'équipage d'alors a décidé de remettre ça deux année plus tard, plus déterminé que jamais !...

 

L'objectif principal, pratique : ramener Yol "à la maison", c'est à dire en Atlantique, peut-être du côté de La Rochelle ou plus certainement à Rochefort.

 

Bénéfice secondaire : s'offrir à nouveau une belle, une longue, une luxueuse parenthèse familiale faisant se mêler voyage, et les p'tits "riens" de notre quotidien...

 

Que du bénef. on vous dit,... que-du-bé-nef. !

Lorsque nous avons évoqué aux enfants notre désir de reprendre la mer, l'accueil a été dans un premier temps, il faut bien le reconnaître, plutôt mitigé... Mais c'était sans doute sans compter sur la motivation qui nous animait alors, et  qui a certainement aiguisé nos arguments,... toujours est-il que les enfants ont vite dit oui !...


...Alors c'est REparti !

Sans retenue, nous empoignons à quatre mains le manche du long couteau, et laissons la lame découper une belle et épaisse tranche de vie familiale que nous accommoderons à notre goût.

 


1 commentaires